TEXTES DE SUCREBLOG (depuis sa création en octobre 2011)

Dans un coin de forêt, il s'accroupit souvent et de ses doigts noueux caresse

les brins d'herbe. Il murmure des épitaphes aux insectes occis, fait la cour aux

girolles, écrit des mots sucrés dans l'humus immobile, invente des prénoms aux

coccinelles aveugles. Ne plus se relever.

Cette nuit, j'ai rêvé que je dormais sans faire le moindre rêve. Le rêve.

Il déambule amer sur le rivage inquiet. Les goélands le narguent, les embruns

lui scotchent les pores, les galets hurlent sous ses pas, un crabe hirsute lui

grimace un sourire pince-sans-rire. Le ressac est foudroyant et la mer

vindicative. Il pense à ces endroits qu'il ne reverra plus, à ces instants qu'il

ne revivra plus. Dormir.

Sale temps hier. Il a plu. Pas à grand monde.

Etre ou ne pas être ne changeant strictement rien aux horaires des marées, j'ai

décidé de ne plus être. Mais pas encore maintenant, j'ai du lait sur le feu.

Un poisson rouge et un arbre se rencontrèrent en vrac. Ils se firent des

promesses éternelles - Je prendrai soin de ton eau - Je prendrai soin de ton air

- et, jusqu'à la nuit tombante, ils roulèrent nageoires contre feuillage, se

murmurant des tendritudes. Mais la nuit fut implacable, ils s'y perdirent sans

un mot.

Sans pour autant nous désintéresser du formidable bouleversement que vont

provoquer les prochaines élections présidentielles dans notre quotidien, nul ne

peut ignorer l'immense solitude du thon en boîte.

J'ai attrapé froid et je ne le relâcherai jamais.

Hier, je me suis promené avec un calamar sur l'épaule droite et une sèche au

coin des lèvres. Aujourd'hui je vais tenter l'inverse afin de ne pas susciter

une vaine jalousie.

Si c'est en aimant qu'on s'attire, c'est en se tirant qu'on sème.

En se penchant sur le berceau, sa baguette chut de son corsage et atterrit

malencontreusement dans l'oeil du nouveau-né. Fou de douleur et de rage, il l'en

retira et transforma illico la maladroite en blanquette de veau.

Un doute me traverse de là à là. Si grâce à la découverte de particules se

déplacant plus vite que la lumière, la théorie de la relativité restreinte s'en

trouve malmenée, à quoi bon reprendre des moules ?

Désormais, sous sa couette, seuls les acariens lui murmurent des regrets. A lui

faire exploser les tympans.

Il ne voyage plus que sur un cygne. De mare en mare. Désenchanté. En lui

sussurant ses désillusions il le nourrit du sel de ses larmes. Surtout ne plus

rien montrer. Marre des signes.

Du matin au soir, elle se tient debout entre chambre et salon. Imperturbable et

lointaine, un demi-sourire sous ses yeux noisette. En changeant de pièce, sans

que rien ne frémit, je passe à travers elle. Inconsistant.

Elle ne comprenait pas qu'il ressentait son enthousiasme forcené comme une

agression. Elle s'émerveillait d'un rien, elle s'émerveillait de tout. Il lui

trancha la gorge avec délice et fit inscrire sur sa tombe "Courage les vers !"

Encore un dimanche à la mer. Je crois que je vais noyer tous les poissons !

Une libellule bleue s'est posée sur le bout de son nez, rivalisant de grâce avec

ses longs cils. Elle vrombit tendrement devant ses yeux chatains et de ses ailes

irisées lui transmet mes pensées. Un piaf odieux s'approche et gobe la bleuette,

m'empêchant à jamais de jouir d'un écho.

A en croire son miroir, il a des cernes et des rides partout. Mais c'est un

vieux modèle, le tain atteint sans doute. Il le changera demain.

A la place de cette fichue cactée déjà fanée, il avait planté sa main gauche

dans la terre encore humide. De l'autre, il l'arrosait régulièrement tout en

notant l'apparition de minuscules bourgeons sur le poignet, le coude, puis

l'épaule. En quelques semaines toute la moitié gauche de son corps devint une

prairie verdoyante où sa main droite aimait s'y détendre entre deux arrosages.

Tout ceci finit par parvenir aux oreilles des bio-écolo-intégristes : en tant

qu'OGM on le détruit demain.

Tout est paisible. Chaque chose est à sa place. La mer et le soleil montent puis

redescendent. Il connaît par coeur les chemins alentour. Il est en manque. Les

chemins alentour le connaissent par coeur. Ils redescendent vers le soleil et la

mer. Plaçant chaque chose paisiblement. Il est en manque.

Si c'est en forgeant qu'on devient forgeron, c'est en votant qu'on devient

baisé.

Tout ce qu'on ingère se transformant en excréments à plus ou moins court terme ,

j'ai décidé de ne plus manger et boire que des merdes.

C'est en l'aimant qu'il devint baiser.

Prenez une belle truite de Cadix (5 à 6 kg). Plumez-la avant de la déposer

délicatement dans un plat allant au four. Dépliez les pattes en corolle et

insérez votre grain de sel dans chaque narine. Enfournez (thermostat 8) et

attendez une heure. En cas de doute sur le décès du bestiau la cuisson peut être

prolongée d'une heure. Quand ça sonne, ne répondez pas mais ouvrez la porte.

Sortez la belle avec des gants de velours, installez-la sur un lit de salicornes

et remontez les draps. Surveillez les prémisses d'un léger ronflement. Vous

pouvez servir.

Passer la main sur ton visage.

Ouvrir les yeux dans ton regard.

Jouir de tes doigts sur ma peau.

Sourire à la soie de tes cils.

Reprendre un verre pour m'oublier.

Hier j'ai descendu l'escalier et remonté mes chaussettes. Demain je remonte mon

col et descends ma voisine.

Un parfum de sous-bois trottine dans sa tête. Son ombre flotte et se disperse le

long des chemins creux, au gré des vents incertains. Il l'inhale paupières

closes, dégustant chaque bribe de ses reflets épars. L'effluve s'évapore

soudain, à tire d'elle, le laissant lassé là, au détour d'un plus rien.

Il pleut. Des soupçons d'atomes de particules de baisers. Il ouvre grand sa

bouche pour en capter une once, puis, y renonce, tout engoncé qu'il est dans son

carcan de ronces.

Pour mes maux d'elle, mon modèle, un mot d'elle !

Rien de pire que la nostalgie. A part, peut-être, les endives au jambon.

Le monde est merveilleux et les gens tellement gentils ! Tout est si beau !

Cette fraternité qui nous unit, cet amour de chaque instant, les phoques et les

sous-bois, les fraises et les kiwis ! Profitons de chaque instant que Dieu nous

offre ! Parcourons la Terre le sourire aux lèvres et le coeur sur la main ! Et

faites-moi penser à changer mon pansement, je me suis fait lobotomiser cette

nuit.

Au fin fond du grenier silencieux la malle gît entrouverte. A l'intérieur, pas

de jouets, pas de photos, pas de souvenirs, juste une enveloppe bleutée

contenant un murmure et une larme.

Pleurer pour implorer ou pleurer pour déplorer ?

J'expire ! Toubib or not toubib ?

Tout en rêvant d'échos de mots tendres sous la pluie éprouvante, n'oublions pas

d'éteindre le jour quand de haut tombe la nuit en un chuintement d'étoiles.

Refermer un horizon qui s'ouvre pour ne pas bousculer sa fausse quiétude ou s'y

diriger tête baissée au risque de perdre haleine ? Le charme discret de la

bourgeoisie pourrait bien le métamorphoser en ange exterminateur, perplexe et

déstabilisé.

Nul endroit où se tenir droit quand la vie tangue en dérobant ses assises. Ses

mots lui plissent les yeux, ses phrases le taraudent. Ne plus faire écho à son

passage tout en le guettant. Avide. Dérisoire passe-temps : il n'est plus

qu'attente.

Je suis maniaco-dépressif mais, rassurez-vous, je ne me soigne pas.

A la frontière du rien

dans ce restreint no woman's land

il sirote des nuages dans sa bouche inutile

l'un d'entre eux lui fredonne une mélopée syncopée

en incrustant sur l'émail de ses dents

les reflets de ses yeux

en déposant la douceur de sa peau

sur ses papilles frustrées

Je vogue de pore en pore sur le satin de ses seins en dessinant à dessein des

volutes sucrées.

Le soleil s'est couché dans mon café. J'ai beau touiller, remuer, racler, il

refuse de s'éteindre. Je suis donc là, éclairé du dessous, la cuiller aux abois

et le sucre déconfit, à écrire des mots fous entre deux photos floues. J'attends

le jour pour entrouvrir la porte, mais quel jour ? Son astre est en poudre et ne

veut me laisser ! Devrais-je jeter par la fenêtre mon breuvage sans âge ? Il

faudra bien m'y résoudre... A moins qu'un clair de lune de miel prenne la main

de ma tasse pour une nuit de noces bien élevée au dessus de la ville, et que

tous deux se cassent de mon bureau de jouvence, me laissant enfin seul à rêver

de la mienne.

Sur la table de nuit branlante il distille l'amertume d'une romance échue. Son

présent n'est que passé, décomposé, imparfait. Ses désirs sont aphones, ses

lèvres arides. Il ne peut plus pleurer, il ne sait plus sourire. Inutile de se

dépenser à vouloir panser ses pensées.

Pour tout vous dire, je crois que j'en ai un peu marre de tout... Le "un peu"

est une litote ou un euphémisme ou autre chose, je sais jamais... Cherchez si

vous voulez mais ne me donnez pas la réponse : je m'en fous.

Hier, je suis sorti de chez moi et j'ai pris un chemin. Je me suis retrouvé à

Rome. Je ne sors plus !!!

Halte aux démocraties molles ! Soutenons les dictatures ! Envoyez-moi vos dons,

je ferai suivre. Pas tout.

Elle jaillit, voluptueuse, telle une étincelle zélée aux ailes couleur de brume,

parcourant en vain neurones et synapses en quête d'un désir, d'un émoi. Tout a

disparu en un claquement de doigts au détour d'une dune auréolée de soie. Elle

ne reviendra plus.

Dans ce substrat approximatif et austère il serait malencontreux de nier

irrémédiablement le fait. Il est néanmoins nécessaire d'affirmer sans détour,

mais avec précaution, qu'il est hautement improbable qu'il se reproduise, même

in vitro. En effet, malgré les circonstances établies ci-dessus, nous ne pouvons

imaginer un instant, a priori et a posteriori, un regroupement intentionnel des

conséquences fortuites et ambiguës qui l'ont fait naitre, regroupement qui

entrainerait comme chacun sait une pause salvatrice dans l'écoulement des

évènements passés et futurs en un regain d'inhibitions plus ou moins

inconscientes. Nous nous joignons donc avec chaleur et empathie aux

circonstances présentes et restons muets de stupeur devant cette fragile

insouciance, revendiquée et définitive. Quelqu'un a un Doliprane ?

Mieux vaut avoir l'attention flottante que la tension flottante.

Arrêtons de faire de la discrimination animale dans nos assiettes ! Exit

poulets, canards, boeufs, moutons, porcs : mangeons du gnou !

Il passe ses journées à attendre le soir pour plonger dans la nuit.

A quoi ça sert de ronfler si on ne dérange plus personne ?

Cherche sept millions d'euros pour finir le mois. Vous pouvez arrondir à dix, ça

m'aidera pour amorcer le prochain.

Les premiers symptômes de la maladie d'Alzheimer apparaissent à un âge assez

avancé, j'ai donc quand même encore un peu de temps pour vous dire que...

Que quoi ?... Je suis où là ?... Il fait froid... Mémé, raconte-moi encore une

histoire...

Je me suis offert un merveilleux bouquet de chrysanthèmes en plastique naturel

d'un ocre-blond aussi profond que l'abîme de vos yeux.

Cette nuit j'ai rêvé que j'étais encore vivant. Ca m'a réveillé en sursaut.

Ô stupeur bleue ! Une caresse avortée me pourchasse ! Je me retourne, l'attrape

et la crucifie de vos baisers acérés. Son agonie sera sans fin.

J'éternue des regrets exténuants dans un mouchoir de plomb qui s'envole au

lointain en un silence inquiet. Ses irisées dentelles gémissent au vent sournois

puis s'effilochent enfin dans un fracas inouï. Ses restes rampent au sol jusqu'à

l'étang verdâtre où la vase l'accueille d'un regard assassin.

Je crache des larmes amères dans un vase de grès qui s'écroule soudain en un

bruit de tocsin. Ses débris aiguisés glissent au rythme du pouls puis

ralentissent enfin dans une gerbe de pluie. Elle s'insinue partout jusqu'à la

chambre close où la couette vide l'aspire d'un geste de la main.

Je tousse de ternes solitudes dans un ouvrage abscons qui s'enflamme illico en

un craquement obscène. Ses pages racornies flottent au gré de la brise puis

s'affalent désuètes dans un tourbillon muet. Ses mots flottent en écho jusqu'au

frigo jaunâtre où le freezer cruel les happe sans merci.

J'éructe des douleurs quotidiennes dans un accès de fièvre qui jaillit

péremptoire en un reflet de... j'ai pu d'café !

J'ai passé la nuit au Père-Lachaise, entre Morrison et Chopin. On a fait un

boeuf très très mode et puis, rien que pour emmerder les gardiens, on a échangé

nos tombes.

Je pleus.

Je ne m'éclaire plus qu'à la luciole survoltée.

Le vent va me rendre fou !

A moins que je le sois déjà et qu'il n'y ait pas de vent.

Il n'étreint plus que la lumière lointaine de son aura, tandis qu'elle passe ici

et là, laissant en filigrane sa présence muette à ses cernes usés.

Il la rencontra à la morgue lors d'une journée morte ouverte. Après quelques

suturations distinguées il reprit le métro tard pour elle.

Il serpente en gloussant rauque,

des bulles d'écume au coin des lèvres,

du varech bleu dans ses doigts gourds.

Il ne connait plus de trève

sur cette grève perlée d'ivoire

que nul ne saurait plus accoster.

Il tente encore de se panser

en s'épanchant de ses pensées

sur quelque galet humide,

quelque grain de sable rouillé,

et puis renonce le front vaincu,

le fond des yeux vacillant,

l'haleine perdue.

Ne plus être aimé et ne plus vouloir aimer.

J'ai fortement envie de vous traduire le bottin des Deux-Sèvres en groenlandais.

Sussurer sans cesse çon spleen sur çes seins sucrés-salés si sensuels, sous çon

sourire soyeux, çes cils satinés, çes silences subtils, ça sérénité. Ce soir çes

savoureux soupirs soufflent sans suite sur ça soudaine solitude, çes serrements,

çes sensations, çes sentiments, çe sont sauvés, c'est çon souci, çes

souffrances, çon supplice. Stop sa suffit.

Je me suis coincé l'index droit entre le F et le Z. Avec les autres doigts j'ai

quand même accès à quelques lettres mais pas au pavé numérique. Quelqu'un

aurait-il l'amabilité de m'aider à faire mes comptes ? Merci d'avance.

Dans un coin de sa tête je me promène, me délectant de ses reflets, m'enivrant

de ses charmes. Elle emplit toute la mienne et sans me peser m'apaise.

Aujourd'hui j'ai 21003 jours et 21002 nuits. Ca commence à faire longuet.

Les cimetières se vident dans ma bouche y laissant un goût de cendres tièdes et

en chiquant les morts qui mordent mes chicots j'étripe les revenants de retour

des tripots qui remontent en sursaut le long de mes naseaux pour se noyer

blafards dans mes cornées humides en striant mes iris de visions d'au-delà en un

bouillonnement cru qui me laisse sur le cul.

Je ne vais pas tarder à massacrer les goélands pour en faire des rillettes !

Today, neuf mois without you...

I miss you Fanny ♥

Trop.

Quand on n'a pas le courage de se flinguer on peut toujours croire à une

prédiction de fin du monde pour le 21 décembre prochain. Malheureusement je n'ai

pas plus de flingue dans ma poche que de croyances dans ma tête. Etre mécréant

désarmé c'est pas d'la tarte.

Mon non-sens civique ayant été récemment mis à mal, j'ai enfin pris conscience

de mon irresponsabilité face aux enjeux majeurs qui se profilent prochainement

dans notre pays et à la possible alternance salvatrice qui va changer

radicalement notre quotidien, n'en doutons pas. J'ai donc décidé de m'inscrire

sur les listes électorales et, concomitamment, de réserver pour le 21 avril

prochain une table Au trou gascon dont le célèbre cassoulet aux haricots tarbais

est l'une des spécialités. Le lendemain je pète toute la journée dans l'isoloir.

Les mots se tordent en tous sens défiant syntaxe et logique tout en rêvant

d'aphonie. Ils en ont marre de faire des phrases. Ne plus rien dire. Terre.

Dans ce désert vicié je me diversifie sans me divertir

entre dix verres sifflés et dix vers si fiers.

Je ne m'altère plus, haletant j'allitère alité,

l'haltère à terre, les envies en berne

mais l'émoi d'elle en vie en moi.

Etendre mes doigts pour t'étreindre

entendre tout ton détendu tendre

et puis

atteindre le mutisme

et attendre les cendres.

Tu t'infiltres dans mes veines

rendant rose le moindre de mes globules

et t'insinues dans mon crâne

striant de noir synapses et neurones.

A mon âge on a davantage de passé que d'avenir et, dans ce passé, je m'y plonge

de plus en plus souvent... La maladie d'Alzheimer ne serait que de la nostalgie

exacerbée ?

Il neige horizontalement.

Inutile de laisser des commentaires, je me suis crevé les yeux. C'est

l'infirmière qui tape ces mots sous ma dictée. J'attends qu'elle parte pour

m'avaler la langue.

Loi 34D3 du 21/02/2012 : Dans le cadre de la réduction du déficit des caisses de

retraite, l'euthanasie devient obligatoire à partir de 58 ans.

Amendement AM1 du 22/02/2012 à la loi 34D3 du 21/02/2012 : le seuil pourra être

abaissé à 55 ans en raison des conditions de pénibilité du travail effectué

et/ou d'une entrée précoce dans la vie professionnelle.

Addendum AD1 du 23/02/2012 à l'amendement AM1 du 22/02/2012 à la loi 34D3 du

21/02/2012 : tous les frais pré et post-opératoires sont à la charge des

bénéficiaires ou de leurs ayants-droit.

J'ai rêvé d'elle. Elle partait en dissimulant mal sa joie tout en me disant,

lèvres contre lèvres, je t'aime trop.

Dans la ville engourdie,

au creux d'une fin de nuit,

la Lune se faufile,

amère,

désemparée.

De son éclat blafard

elle accentue, perplexe,

les ombres qui se dégrisent

en priant l'astre du jour

de la faire agonir.

Mai 1981 : une des premières mesures prise par F. Mitterrand : abolition de la

peine de mort. J'ai jamais tué personne.

Mai 2012 : une des premières mesures prise probablement par F. Hollande :

blocage du prix de l'essence durant 3 mois. J'ai pas d'bagnole.

Futures mesures en gestation chez le précédent :

- Droit de vote pour les étangers. J'suis pas étranger.

- Légalisation du mariage homosexuel. J'suis pas homosexuel.

- Retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler à 18. J'ai commençé

à 20.

Et on voudrait qu'je vote ?!!!

Propos rapportés par Jean-Louis Trintignant : "Quand on est vieux et qu'on se

réveille sans avoir mal nulle part c'est qu'on est mort."

Donc, de deux choses l'une, soit je ne suis pas assez vieux, parce que je n'ai

mal nulle part, soit je suis mort.

J'ai toujours rêvé d'habiter à l'hôtel. Mais j'y pense ! peut-être qu'un jour je

serai en maison de retraite ! c'est pareil non ?

Tant qu'à crever du cancer du poumon, autant que ce soit par le tabac que par le

diesel.

Après la diminution des salaires des ministres et du président (environ 30

personnes concernées...), plafonnement du salaire des dirigeants des entreprises

publiques (environ 70 personnes concernées...). Une majorité de pauvres se

sentirait-elle plus riche quand une minorité de riches l'est moins ?

J'adore le vocabulaire sportif... les footballeux ne marquent plus de buts, ils

font des "réalisations"...

C'était bien la peine d'avoir un printemps arabe pour en arriver à un hiver

islamique.

En raison d'un nouveau projet de notre gouvernement-percepteur, il est hors de

question que je conserve mon ordinateur pour devoir régler une quelconque

redevance ! Je croyais que la gauche était opposée à la double peine mais

apparemment "TVA + redevance" ne rentre pas dans cette catégorie. Dans l'attente

d'une imposition des téléphones portables et des fours micro-ondes ainsi qu'une

nationalisation de mon slip et de ma couille droite, je suis conforté dans le

fait de ne pas voter pour le fisc, qu'il soit de droite, de gauche, du centre ou

des extrêmes. Pour la peine, je termine mon stock de sardines à l'huile avant

taxation des arêtes et des nageoires.

J'oppose un souffle de tiédeur

à l'herbe bleue de son silence.

Sous le satin de ses doigts

fleurissent des ombres éphémères

constellées d'une rosée sucrée

dont l'émoi s'évapore

en un bruissement d'elle.

Le principal trait de mon caractère : l'optimisme béat.

La qualité que je désire chez un homme : son intérêt pour le sport en général et le foot en particulier.

La qualité que je préfère chez une femme : la douceur (des orifices).

La qualité que j'apprécie le plus chez mes amis : qu'ils m'apprécient.

Mon principal défaut : Aucun.

Mon occupation préférée : la masturbation.

Mon rêve de bonheur : me masturber deux fois de suite.

Quel serait mon plus grand malheur : le retrait de la vente du beurre de crabe.

Ce que je voudrais être : un caniche nain.

Le pays où je désirerais vivre : en Corée du Nord.

La couleur que je préfère : le rose-bonbon.

La fleur que j'aime : les chrysanthèmes en plastique.

L'oiseau que je préfère : le dodo.

Mes auteurs favoris en prose : Musso, Lévy, Montherlant.

Mes poètes préférés : Aragon, Nicole de Rothschild.

Mes héros favoris dans la fiction : les pieds nickelés, le petit prince.

Mes héroïnes préférées dans la fiction : Chantal Duras, Simone Bachelot.

Mes compositeurs préférés : André Rieu, Yvette Horner, Rika Zaraï.

Mes peintres favoris : ceux qui peignent avec les pieds comme Louis Cane et Buffet.

Mes héros dans la vie réelle : J.-L. Mélenchon, F. Castro, Pie XII.

Mes héroïnes dans l'histoire : la mère Denis, soeur Térésa.

Mes noms favoris : les noms communs.

Ce que je déteste par-dessus tout : les endives au jambon et les questions à la con de Proust.

Caractères que je méprise le plus : les majuscules.

Le fait militaire que j'estime le plus : le défilé du 1er mai sur la Place Rouge.

La réforme que j'admire le plus : la prolongation de la garde à vue.

Le don de la nature que je voudrais avoir : être hermaphrodite les années bissextiles.

Comment j'aimerais mourir : en épectase.

Etat présent de mon esprit : frappeur.

Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence : uniquement les miennes.

Ma devise : "E pericoloso sporgersi".

A comme ART.

Appellation extrêmement galvaudée depuis qu'il y en a neuf au lieu de cinq.

B comme BOUDIN.

Terme désignant indifféremment une saucisse au sang ou Maria Carey.

C comme CASTAGNETTE.

Instrument ibérique dont la sonorité n'est pas sans évoquer celle du fredastaire.

En raison des travaux, les clients du Ritz sont obligés d'aller au Crillon !

Le bateau est un moyen de transport plus sûr que l'automobile. Roulez en bateau !

95% des scientifiques sont athées. Les 5% restant s'auto-proclament scientifiques et écrivent des conneries pour passer à la téloche.

"Le changement c'est maintenant".

Ah bon ? J'ai dû louper cake chose... Ah si ! quand Sarkozy/Guéant expulsaient les roms y'avait 500 000 posts les traitant de nazis, quand c'est Hollande/Valls tout le monde s'en fout ou presque.

Pourquoi dit-on "seconde" guerre mondiale ? ça sous-entend, ou plutôt ça affirme, qu'il n'y en aura pas une troisième. Vu l'état actuel du monde je crois bien que d'ici peu les livres d'histoire (s'il en reste) vont être remaniés et qu'on lira désormais "deuxième" guerre mondiale.

Elle est derrière, inaccessible. Seule une désuète fragrance s'échappe de ses pores en tourbillonnant gracile le long des grilles muettes. La rosée s'en émeut et se jette à ses pieds, servile, vaincue.

Après la hausse significative du SMIC ainsi que la baisse tout aussi significative du prix de l'essence, le gouvernement veut récupérer ses billes en augmentant de nouveau le prix des clopes. Soyons solidaires : fumons dans les lieux publics pour payer des amendes !

J'avoue ne pas trop apprécier les "bourgeons" qui éclosent des printemps arabes. Ceci est un euphémisme signifiant que je chie sur les salafistes. Heureusement, les hommes étant, dit-on, égaux, je ne doute pas un seul instant de la réciprocité.

Comme chaque dimanche depuis une dizaine d'années, Robert se dirige d'un pas guillerettement claudiquant vers le cimetière communal. Là, entre une tombe abandonnée et le caveau d'un ex-notable local, il a pu s'offrir à grand peine deux mêtres carrés où il a construit patiemment un édifice modeste mais confortable. Un cocon multicolore dont les murs sont recouverts de tendres souvenirs et percés de deux vitraux païens à l'effigie de sa belle. Ce dimanche-là tout est presque prêt et, avant de resserrer autour de son cou un sac plastique Franprix, il accroche au-dessus de l'entrée une plaque délicatement ouvragée sur laquelle est inscrit "Sam suffit".

Après des projets de loi extrêmement prioritaires comme de donner deux papas ou deux mamans à de chanceux bambins ou le droit de vote à des étrangers qui n'auraient simplement qu'à se faire naturaliser français pour "s'exprimer" dans les urnes, je propose quelques idées avant-gardistes à M. Hollande et sa cour :

1) Port obligatoire du tutu.

2) Extermination des femmes à talons hauts qui font du bruit en marchant.

3) Pénalisation de l'éjaculation précoce.

4) Taxation du PQ à 45,3 %.

5) Remplacement du jeudi par le dimanche.

6) Interdiction aux chats de devenir gris la nuit.

7) Instauration de la choucroute-merguez comme plat national.

8) Rétablissement de la peine de mort pour les tagueurs.

9) Nationalisation des sardines à l'huile.

10) Délocalisation de la bourrée auvergnate.

11) Renflouement des trous du gruyère.

12) Suppression du permis de conduire.

13) Moratoire international sur l'utilité de la feuille de salade comme décoration culinaire.

14) Restructuration du paysage industriel à Plougastel.

15) Création d'une commission anti-gnous.

16) Extension de la parité au Crazy Horse.

17) Contrôle fiscal de M. Albert Dubois, tourneur-fraiseur à Stains.

18) Mise sous tutelle de Jean-Luc Mélenchon.

19) Prohibition de l'incontinence verbale.

20) Décoration posthume du calamar inconnu.

Au boulot !

Entre 01h et 05h, France Info diffuse un bulletin d'information toutes les demi-heures et, entre ces bulletins, les chroniques de la veille, les infos des pays francophones (Suisse, Canada et Belgique) et des musiques de films.

Parmi ces dernières reviennent régulièrement celles de Michel Legrand.

Nous demandons l'extermination immédiate et sans anesthésie du sus-nommé ainsi que la destruction complète au napalm de toutes ses oeuvres !!!

Rejoignez-nous vite en signant là :

BON REVEILLON !

(Douceurs de 2008 décongelées pour l'occasion plus quelques autres concoctées à la dernière minute)

rires en papillotes

gelée d'oeufs enjôlés

rosée de saumon frais

boudinets de tournedos-melba

tortilles d'ortolans

fricassée de rascasse

écrouades d'écrevisses

beignets de béluga

calamars en cornets

frétille d'esturgeon

nuage d'escargot

mouclade ensoleillée

gigolette de veau

gibelote de bettes

purée d'émoi

prairie de praires

crabe en folie

steack aztèque

feuilleté de turbotin de pêche

ravioles de caresses

girolles farandolesques

gratin de satin

crème de délicatesse

mousse de langouste

suprême de délices

canapés de pétoncles

confit de piano-bar au fenouil

tendresse d'agneau

chrysalides de noix

morilles en cassolette

rillettes d'ortolan

sangliotte de marcassin

estouffade de charmes

glacis farci

brûme d'agrumes

légèreté de palourdes

tartelette aux baisers

sushis au jasmin

câlineries de colin

cocotte de succulades

terrine de soufflés

mezzés d'aise

omelette flottante

crêpe aux reflets

tapas de caviar

ananas en tutu

dos de daurade d'or

crevettes en chemise

croustade d'azur

sorbets de petits fours

plateau de sot-l'y-laisse

galantine aux airelles

entremets d'amuse-bouche

rougets de l'Ile Saint-Louis

crabe en feu

saumon multilatéral

hourloupe de gambas

compostellerie de saint-jacques

grizzliade d'oursins

fritage de moules

huit huitres

coques en stock

homard à la Mathué

poisson violent

radeau de dorade

turbinade de turbot

anguillerette

mangouste out

langouste in

satinade confite

sole en camisole

anchoïade de surimi

foie de fugu fou

sushi dans la colle

brème à la crème

velouté de nuit sans fin...


La coccinelle (née Nelly Coccyx) est, comme son nom l'indique, un invertébré redoutable qui passe la majeure partie de son temps sur les gratounettes évieresques (voir 632). Sous prétexte que Dieu a des points noirs plein la gueule on l'a affublée du ridicule surnom de bêtabondieu (du bas-languedocien, plus con tu meurs). Reconnaissons-lui néanmoins une qualité : étant souvent aphone elle ne nous casse pas les couilles à raconter sa vie. De temps à autre elle pète mais ça sert à que dalle vu qu'on n'entend ni se sent rien mais, gratinée, elle peut servir d'encas à la weight-watcherienne de base.

Il flotte.

Entre ennui et merveille,

vermeil et téflon,

supplice et délice.

Pourra-t-il un jour,

enfin,

naviguer plus près du renoncement

que de l'espoir ?

Dehors aussi,

il flotte.

Dès lors, le soleil n'émet plus qu'un seul rayon.

Intense, vorace. De l'or en fusion.

Une pure effusion creusant un mince cratère fuselé,

tel un laser aigü, au sein de ta peau blême.

Il en émane un élégant et bleu vertige

qui se satellise autour de la nuit approchant,

laissant fondre des nuées de poussières de miel.

Le ciel en est remué et se cache en vrac

dans les flots secs où nul ne vit plus.

Et puis le rayon meurt en éructant un inaudible dernier mot

que la terre absorbe et digère en un souffle.

Elle est pas belle la vie ?

Grâce à Euromillions vous avez une chance sur 116.531.800 de gagner le pactole.

Grâce à vos parents vous avez 100% de chances de crever avant la fin du siècle.

Echange mémoire surchargée contre amnésie même partielle.

Joli mois de mai... rde.

Les solutions de François Hollande pour inverser la courbe du chômage avant la fin de l'année :

Vous avez entre 18 et 25 ans ?

Préparez vite votre baluchon : rétablissement du service national.

Vous avez plus de 55 ans ?

Préparez vite votre testament : euthanasie.

En un soupir, et après tant d'années, il referma ce livre qu'il avait tant aimé, tant relu. C'était un livre à tirage unique, lui étant seul destiné même s'il aimait le confier aux rares visiteurs qui lui portaient quelque intérêt. Il commençait, comme tout livre, par des mots puis, petit à petit, des images s'intercalaient, des bribes de musique aussi, quand on tournait les pages. Puis il n'y eut plus de mots, plus d'images, plus de sons. Juste quelques pages vierges, racornies, désabusées.

Il rangea son livre dans un de ses cartons et décida désormais de s'adonner, misanthropiquement, à la pâte à sel.

SUCREBLEU

patrick.cassagnes@aol.com

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