Humer des fleurs bleues

sur tes lèvres entrouvertes

rouges et grisantes

Sentir une présence

désinvolte filigrane

perché sur mon nez

Tremblement de nerfs

sept sur l'échelle des mystères

tsunami en vue

Vibrer d'unisson

avec les plantes les poissons

noyés dans la nuit

Sauver un brin d'air

parfumé d'exquis arômes

engendrés naguère

En maillot de corps

tu tailles des pierres aux feux

qui gisent ahuris

Le café du coin

pleure des baisers sucrés

sur ses bancs déserts

Photographies : 2004, haïkus : 2000

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Texte écrit pour moi en 2005 si mes souvenirs sont exacts, pour une expo la même année, si mes souvenirs sont exacts aussi.

Merki ! :D

Sucrebleu

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