2010

POUEMES

inhumez-moi au coeur d'un nénuphar

pour de mes doigts caresser

les batraciens humides

et les cygnes circonflexes

pour deviser en paix

auprès des libellules

pour jouer des pastorales

aux joncs illuminés

je sens déjà la brise

qui parcourt mes artères

je sens déjà la terre

qui sommeille dans mes veines

c'est divin d'être ici

c'est si vain d'être ailleurs

je suture mes paupières

j'oblitère mes pores

j'accepte une dernière fois

le refrain de l'eau vive

puis je coule et me roule

devenant dès alors

sédiment

Déambulons le long des dais en bulles

comme préambule à l'amère veille

somnolant à l'amble dans les ombres des dunes

dans l'écume des mères d'où l'impair est absent

Osons crouler des algues

dérochées

animales

accrochées aux remous de fins embruns de paille

dont l'humide appétence esquisse des faims d'ailleurs

Nul ailleurs

juste une fin

 

Vite

Illuminant fièrement d'une douceur rousse

les teints obsolescents de livides alités,

d'éphémères éphélides clignotent sur leur peau

d'un feu morne et sans artifices.

 

Entre pores et duvet elles dérivent et dérident

comblant les ans usés de fraicheur de rosée d'aube,

sillonnant à saute-boutons maints clous et naevi.

Et puis, dépitées, s'exilent amères, démontées,

laissant place aux vers voraces de chair du temps.

Rémission impossible.

SUCREBLEU

patrick.cassagnes@aol.com

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