Un souffle se propage au bon gré de ses mots,

il virevolte de strophe en page,

mutin, calin, obscène aussi parfois.

Il se pose, se repose, se dépose

et sans poser poétise ses pauses

de refrains assourdis, de couplets découplés.

Il entend bien s'offrir aux passants d'ici-bas,

pour les bercer d'azur en masquant leurs souffrances

d'un plus-que-parfait futur passé décomposé

où giseront morts-nés des désespoirs illicites,

de vaines fuites en avant et des travers obscurs.

Il n'est pas las, il est là pour vous rafraichir,

vous faire pouffer de rire, vous faire bouffer d'envies,

vous tresser les cheveux en déstressant vos yeux,

vous laissant inhumaine au bord d'un rêve d'eau.

Un souffle se propage, je m'y engouffre : vorace.


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Photos :2008, texte : 2009.

Sucrebleu

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