Divers
En amont d'une structure néo-lacanienne, mon oeuvre veut instaurer un rapport de forces inégalé à ce jour. Le yin de la cendre, réflètant le yang de la natte leroy-merlienne, renforce l'idée d'un substrat humain spontané qui n'est pas sans rappeler le célèbre "oui, mais non." si galvaudé encore à cette époque contemporaine où l'art s'euthanasie du sud-est. L'intemporalité de ma prestation est soulignée par le "384a...." dont le sens n'échappera à personne. Une telle fougue esthétique et ô combien divinatoire mériterait de plus amples développements, mais je vous laisse tout entiers à votre admiration subjuguée dont je fleure l'engouement voluptueux qui m'assaille de toutes parts. Je ne me remercierai jamais assez de vous offrir tant de bonheur intello-jubilatoire. (- 30% jusqu'à midi pour le panneau entier).
Conte
A l'ombre d'un mirador, deux girafes colloquent. L'une est quiète, l'autre échevelée. Leur babil s'égare dans les barbelés, laissant un son de suaire sur leurs griffes d'acier. Soudain, de sa voix aquatique, une sirène se déclenche, hurlant des marées noires et des ordres indistincts. La girafe de gauche perd pied et se rompt. Sa collègue liquéfiée lui offre un dernier baiser tout en suintant ses taches sur l'herbe qui s'enflamme.
Quand l'effluve de son corps assaille ses veines bleues,
il soupire, l'oeil inquiet, les sourcils hasardeux.
Elle s'exile, elle s'abstrait, telle une goutte d'air,
et de son air distrait lui comble ses déserts.
Bouboule
Mathilde

