Etre et ne pas être. Telle est la réponse.

Je suis poreux !!!

De l'art ou du cochon ? Aucune idée... En tous cas ne comptez pas sur moi pour vous pondre une brochure telle qu'on en trouve dans les musées d'art contemporain, brochure qui explique le plus souvent d'une manière hermétique et pédante les "motivations" néo-lacaniennes ou carrément connes de l' "artiste" qui se veut le reflet paroxystique d'une société troublée par la décrépitude post-fauviste et pseudo-virginale d'où jaillit la primauté du substrat en tant que non-être se masturbant les oreilles en prenant une coupe de champagne avec des vieilles peaux embijoutées de Cartier-Fauchon qui se demandent si ça va aller avec le canapé du salon stylé où elles posent leur cul entre un Brancusi et un St-Phalle. L'art n'est qu'une marchandise. Réservée aux riches.

Appréhender l'oeuvre de pagenas demeure encore de nos jours une gageure. Nous ne tenterons ici qu'une pâle analyse de son oeuvre la plus représentative "Serrure ô serrure" réalisée à un moment crucial de son parcours artistique : la maturité équivoque ! Qu'aperçoit-on ici ? Le bleu omniprésent (la mer/la mère/l'amère/l'a-mère) que l'ocre symbolisant les masses populaires vient grignoter peu à peu, ne laissant plus qu'une issue, celle de forcer enfin le chemin de la liberté via le pène/la peine en oblitérant gaillardement toute volonté de résistance. Le format de l'oeuvre, volontairement phallique (mais non couillu) n'en imprime que plus de force à la composition d'une perfection absolue. Les coulures pollockiennes, la fausse sérénité et l'absence d'un clou attestent avec grâce la parfaite maîtrise d'un sévère aboutissement. 150 000 euros.

Sucrebleu

patrick cassagnes

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