Extrait d'une lettre ouverte à une commentatrice (18-03-09)

... "Vous n'êtes pas sans savoir qu'après un travail sur soi (qui n'est jamais terminé...) on se voit, on voit le monde et les autres "autrement"... A savoir que, en gros, chacun fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui a donné depuis la toute petite enfance (et même au stade foetal)...

Je n'ai donc aucun mépris pour tous les travers (?) que je cite :D. A ce propos, j'ai lu un bouquin de Comte-Sponville (dont je ne me souviens évidemment pas du titre :D) qui disait avec ses mots que, la "vérité" n'existant pas, chacun pouvait très bien préférer Sheila à Mozart et les Poulbots à Rembrandt. J'abonde dans son sens à une différence près : Je ne peux me résoudre à appliquer dans le quotidien ce dont je suis intimement convaincu (nous faisons tous ce que nous pouvons avec nos possibilités) car sinon, je deviendrais un "sage", un philosophe, quelqu'un qui pardonne tout, un "tout l'monde il est beau, tout l'monde il est gentil", un "christ", bref : un légume inodore et sans saveur... :D Et mon blog serait d'une indigence à pleurer (comme tant d'autres :D) où je recopierais les évangiles en les illustrant d'images pieuses... Donc, j'ironise, je provoque, je descends en flamme, j'abonde dans la satire, je me moque, etc... Et même si cela peut paraitre parfois "méchant" je peux comprendre aussi bien Besancenot que Le Pen, le pape que le dalaï-lama, etc, etc. Chacun est libre de faire ce qu'il fait (inconsciemment ou non), ils sont aussi humains que nous tous."...

Les roses de mon coeur.

"Toubib or not toubib ?" - J'expire.

Gérard Manset - "Matrice"

Infos du 23-05-09.

Tourisme

les nostalgies s'entassent

on en fait des pâtés

des pâtés de sable

des pâtés d'encre

des pâtés de maisons

des Pathé-Marconi

les nostalgies s'entassent

jusqu'à en boire la tasse

Rangement

Il lui a brodé un boléro en flanelle grise

cousu de boutons d'or et d'extraits d'insouciance.

Elle attend, elle espère, elle piétine !

Quelque brocard satiné ? quelque guépière ajourée ?

Un soupir sétifère sur le bout de ses ongles.

Il coud, il souffre, il vitupère de dés en aiguilles.

Un foulard, un U-shirt, un bermuda désinvolte,

une ombrelle aérée où poussent nénuphars et lucioles.

Voilà, elle est parfaite !

Il la range.

Comme les autres.

Entre deux boules de naphtaline et trois trous de mémoire.

Mystères de la nature

Avez-vous essayé de parler à un muet ? Ca fait exactement le même effet que si vous parlez à un sourd. Conclusion : autant iodler à la montagne, vous aurez au moins votre écho en retour.

Sucrebleu

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